Rencontre avec un passionné de Diairis en Pays de Montbéliard

Diairis de motifs colorés
Rencontre avec un passionné de Diairis en Pays de Montbéliard
Gilles BOURQUIN, une vie d'art et de patrimoine au service du Pays de Montbéliard.

 

La passion de Gilles BOURQUIN pour le diairi remonte à son enfance. très jeune il s'implique déjà dans un groupe folklorique de chant et danse traditionnelle du Pays de Montbéliard. Lors des représentations il est en réelle fascination et admiration devant les dames habillées en costumes traditionnels et portant un diairi, une coiffe qui a toute une histoire. Une fascination qui le suivra dans sa carrière professionnelle et associative.

Dans les années 80, Gilles BOURQUIN crée l'association T(r)issu mode avec laquelle il organise des défilés de mode au théâtre de Montbéliard et à Mandeure. Suite à cette belle expérience il gagne la capitale pour se spécialiser dans la création de vêtements et de bijoux fantaisie mais le mal du pays pointe rapidement le bout de son nez. De retour en Pays de Montbéliard, il intègre durant 15 ans le Centre d'Art et de Plaisanterie où il confectionne des costumes : don Juan, Barbe Bleu ...

Après huit années passé au sein du 19 Centre Régional d'Art Contemporain, Gilles BOURQUIN termine sa carrière professionnelle en tant que guide dans les salles d'exposition et le long du circuit historique du Musée du Château des Ducs de Wurtemberg et du Musée d'art et d'histoire - Hôtel Beurnier-Russel.

 

"J'aimais raconter l'histoire en jouant la comédie auprès des visiteurs, toujours avec humour et passion" confie Gilles BOURQUIN avec sympathie.

 

En 2020, son pot de départ à la retraite et du château sonne la cloche d'une nouvelle aventure. Depuis deux ans il est le référent pour l'Office de Tourisme du Pays de Montbéliard des manifestations et ateliers Diairi. Il revitalise et anime avec passion ces ateliers de broderie, ouverts à tous, d'un art, d'un patrimoine et savoir-faire unique ... plus que centenaire !

 

Gilles BOURQUIN

 

Le diairi est une coiffe traditionnelle, symbole du protestantisme du Pays de Montbéliard et portée par les femmes au XIXe siècle. La cale à diairi est un bonnet couvrant le chignon. En satin ou en velours noir ou de couleur, il est décoré avec des perles représentant des motifs floraux.

L'apparition des diairis de motifs colorés date de la Révolution et l'annexion du Pays à la France en 1793. Avant cette date les motifs floraux étaient sur bonnet de satin noir en broderie de motifs floraux en chenillette noir.

Le diairi était un accessoire vestimentaire à part entière des femmes du Pays de Montbéliard au XIXe siècle. Chaque broderie correspondait à une classe sociale, une étape de vie (confirmante, mariée, femme ou veuve) et permettait d'identifier si la personne était originaire de Valentigney, Abbévilliers ou encore de la Vallée du Rupt.

Les ateliers diairi sont ouverts à tous(tes) les mardis de 14h à 16h et les jeudis de 20h à 22h. Pour plus d'informations contacter l'Office de Tourisme du Pays de Montbéliard.

 

Une recette bien de chez nous, le Toutché

Toutché
Une recette bien de chez nous, le Toutché
La grande spécialité du Pays de Montbéliard en matière de pâtisserie est le gâteau de fête, appelé aussi gâteau de ménage ou « toutché » en patois.

Des mentions dans les comptes de l’hôpital de Montbéliard vers 1540 peuvent attester de l’existence historique de ce gâteau. Il y est en effet question de « gaistel » ou « vaistel », et de flans rappelant le toutché que l’on connaît aujourd'hui.

 

Voici la recette de ce gâteau de fête.

 

Pour la pâte d'un gâteau de 30cm de diamètre :

-    200 g de farine blanche tamisée
-    30 g de beurre pour la pâte
-    125 g de lait complet
-    20 g de levure de bière
-    sucre en poudre et sel fin 2 cuillères à café rases
-    2 œufs
-    150 gr de crème épaisse
 

Toutché
Toutché
Toutché

 

- Tiédir le lait, y ajouter le beurre et le sucre. Délayer avec soin la levure dans le mélange tiède. Dans un saladier, ajouter la farine. Bien mélanger et battre pendant 10 minutes pour obtenir une pâte bien lisse, élastique et assez molle. Elle a absorbé de l'air et l'on constate en fin de battage une ou deux boucles à la surface. À ce moment, elle doit se décoller partiellement des doigts. La ramasser dans la jatte, couvrir celle-ci d'un linge et la laisser reposer dans un endroit chaud (25°) pendant une demi-heure.

- La pâte a doublé de volume, la rabattre, ajouter le sel et la travailler comme précédemment mais 5 minutes cette fois.

- Beurrer au pinceau une plaque de 30 cm de diamètre et placer en son centre la masse assez molle. Abaisser avec précaution avec le dos de la main fariné, en partant du centre jusqu'aux bords où la pâte doit remonter. L'épaisseur sera d'environ 7 mm. Pincer avec soin la pâte contre les bords de la plaque pour obtenir un  bourrelet mince. Laisser lever à couvert sur la plaque pendant une nouvelle demi-heure.

- Chauffer le four pendant 20 minutes à 220° (thermostat 7). Pendant ce temps, battre un œuf qui permettra de dorer au pinceau le bourrelet du gâteau.

- Dans un grand bol, battre un gros œuf. Délayer dans cette omelette une cuillère à soupe rase de farine, 250g de crème et une demi-cuillerée à café de sel fin. Bien mélanger ce goumeau ou frayure. Sur la plaque la pâte a légèrement levé ; pincer à nouveau les bords. Piquer une fourchette tout le centre en particulier les bosses et aussi les bords qui se sont épaissis. Verser le gomeau et bien répartir. Disposer à sa surface une dizaine de noisettes de beurre. Dorer les bords au pinceau. Enfourner dans le four chauffer et laisser cuire sans ouvrir pendant 25 minutes.

- Le gâteau de fête chaud est délicieux mais indigeste, juste refroidi il est à son meilleur. Après une demi-journée, il devient plus compact et perd sa texture croustillante. Le lendemain, ce gâteau peut accompagner le café au lait du matin, s'il en reste !

 

D’après Robert CUISENIER, Bulletin et mémoires de la SEM, n° 120, 1997.

©Manon ADOLPH

Les recettes affinées de nos fromagers

Les recettes affinées de nos fromagers
Les fromagers du Pays de Montbéliard vous proposent des recettes gourmandes pour des passionnés de fromages locaux. Tous à vos fourneaux et bon appétit !

Gnocchi aux saucisses de Montbéliard à la cancoillotte fumée au bois de résineux par Fabrice Piguet (cancoillotte Piguet)

Ingrédients pour 8 personnes :
-    2 saucisses de Montbéliard IGP
-    Pâte à choux
-    250 cl de liquide de cuisson des saucisses
-    200 g de beurre
-    300 g de farine de gaude du moulin de Chaussin
-    8 œufs
-    250 gr de cancoillotte fumée au résineux  
-    50 gr poudre de saucisse de Montbéliard
-    Cerfeuil, ciboulette, poivre et fleur de sel de Salins les Bains
-    Pochage des saucisses (Thym laurier gousse d’ail)

 

Cuire les saucisses dans 2 litres d’eau Thym laurier gousse d’ail.
Dans une casserole 0.25 cl de liquide cuisson passer, couper en parcelle le beurre, poivre et sel de Guérande, porter à ébullition puis ajouter la farine de gaude puis dessécher sur le feu jusqu’à que la pâte ne colle plus sur la spatule et la casserole.
Débarrasser dans un cul de poule ou batteur avec une feuille après refroidissement ajouter les œufs un par un ou les battre mélanger le tout.
Couper les saucisses de Montbéliard en petits morceaux et ajouter à la pâte à choux.
Avec le reste du liquide de cuisson des saucisses ; le porter à ébullition et faire des mini quenelles à l’aide de 2 petites cuillères de la pâte à choux.
Les laisser remonter dans le liquide puis quelques minutes qu’elles soient fermes les débarrasser dans un liquide froid.
Faire chauffer la poêle, ajouter les gnocchis faire sauter et fondre la cancoillotte, vérifier l’assaisonnement et qu’ils soient enrobés.
Dresser sur assiette avec les herbes et la poudre de saucisse.

Les fromages de Franche-Comté
Philippe Croissant, les Fruitières du Lomont
Fromage et saucisse de Montbéliard par Fabrice Piguet
Le Petit Romois de chez Lehmann
Thierry Lehmann, fromagerie Lehmann
Cancoillotte La Montbéliarde de Fabrice Piguet
Fabrice Piguet, cancoillotte Piguet

Fondue au Comté par Philippe Croissant (Les fruitières du Lomont)

Ingrédients :
- 200 G de Mélange Fondue des Fruitières du Lomont par personne
- ail
- vin blanc
- moutarde

Frotter le caquelon à l’ail.
Faire chauffer le vin blanc (1 verre pour 2 personnes) : prendre un Chardonnay Savagnin qui donnera un goût unique à la fondue !
Ajouter par petite poignée tout en remuant le Mélange Fondue. (Ajouter un peu de vin blanc si vous trouver la fondue trop épaisse)
Ajouter une toute petite cuillère de moutarde avant de servir pour relever le goût si vous aimez la fondue qui a du caractère !

Le petit Romois à la franc-comtoise par Thierry Lehmann (Fromagerie Lehmann)

Ingrédients pour 2 personnes :
- 2 petits Romois (2x200g) de chez Lehmann
- 1 saucisse de Montbéliard (200g)
- 2 tranches de jambon à l'os cuit fumé
- 400g de pommes de Terre
- Salade

Débuter par la cuisson des pommes de terre et de la saucisse. Faire mitonner. Dans les deux cas, débuter la cuisson à l'eau froide et faire cuire 20 à 25 minutes à l'eau frémissante. (Ne pas percer la saucisse !).
Pour surveiller la cuisson des pommes de terre, enfoncer la pointe d'un couteau ; elle doit rentrer facilement.
Placer le Petit Romois dans un ramequin et le découper en morceaux.
Placer-le au micro-ondes à 600W pendant 1 minute 30. Remuer le Romois pour bien répartir les morceaux non -fondus.
Renouveler l'opération. Remuer le Romois et servir.
Vous pouvez ajouter un peu d'ail et de poivre pour assaisonner.

 

Couleur violette sur le Mont-Bart

Corydale creuse et sa bractée©Babeth
Couleur violette sur le Mont-Bart
Il y a peu, Babeth a repris ses balades et sa plume pour nous offrir le récit de sa promenade fleurie du côté du fort du Mont-Bart à Bavans. En avant pour la cueillette !

J'ai en moi ce regret de vous avoir abandonnés, obligée de rédiger des mots bien moins doux que ceux qu'à l'instant j'écris pour vous.

Je reprends liberté et plume. Je retrouve mon vieux compagnon, Monsieur Canon qui n'en pouvait plus de m'attendre. Nous voici donc partis, bras-dessus, sangle dessous avec une irrésistible envie de sous-bois au fond de mon cœur et pour lui un seul objectif (!) des fleurs !

Je lui promets des campenottes... mais... tête de linotte, il est trop tard. Qu'importe. J'aime ce petit sentier caillouteux qui serpente en pente douce parsemé de rochers, de mousse et de ronces. Tiens une fauvette grisette... déjà ? La belle saison est donc bien là. Petite et querelleuse, la mésange bleue, rondelette et guillerette est trop rapide pour moi, je ne la poursuivrai pas.

Il est des instants qui se posent en douceur en nous, sur nos âmes et nos cœurs. Il est des secondes d'une grâce immobile. Ce moment précieux, mon sentier me l'a offert comme l'aurait fait un amoureux. La forêt s'est faite estampe avec ce vert tendre des feuilles naissantes, comme un flou d'arrière-plan. Et en dessous, en confidence, des ponctuations de couleurs... Vif et alerte mais rempli de pudeur : le poids de senteur. Peut-être se fait-il discret pour ne pas déranger des milliers de violettes...  Et comme un nuage qui passe... leurs parfums emmêlés en un élixir de vie.

Je ne suis pas sur les coteaux de Grasse mais bien au Mont-Bart. Et il vient joliment de déposer en moi la révérence du printemps.

Violette©Babeth
Le panier de Nadège©Babeth
Pois de senteur©Babeth
Violette©Babeth

S'asseoir, ne plus penser qu'au merveilleux chatouillement du parfum de ces minuscules fleurs. Fredonner en pensant à nos grands-mères : " l'amour est un bouquet de violettes, l'amour est plus doux que ces fleurettes, quand le bonheur en passant vous fait signe et s'arrête, il faut lui tendre la main sans attendre à demain... L'amour est un bouquet de violettes...". Le bonheur est passé, il m’a fait signe et je me suis arrêtée sur mon petit sentier. J'ai suspendu le temps... le temps d’humer à m'enivrer !

Un shoot à la violette ! Mais il y a plus original. Mon petit chemin allait m'offrir encore une belle rencontre, avec une belle personne cette fois. Une dame souriante portant un joli panier d'osier tout rempli de... vous l’avez deviné ... violettes ! Pas banal. Nadège de son prénom... Nadège et sa passion des fleurs et des plantes. Elle allait gentiment m'apprendre le nom d'une autre belle du sous-bois : la corydale... vénéneuse attention... Nadège sait tout cela. Si vous désirez la suivre et apprendre à connaître la beauté des plantes, leurs dangerosités et surtout leurs bienfaits, elle vous emmènera sur mon petit sentier de ci, de là en vous expliquant chaque chose durant des randonnées de découverte. Sa voix est douce et reflète une bien belle passion. Connaître les fleurs, mieux les aimer ; connaitre les plantes, mieux se soigner. Découvrez son atelier des plantes sauvages

Mon chemin partagé avec Nadège et son panier de violettes. Un souvenir que je ne suis pas prête d'oublier.

Alors si vous aimez les fleurs... il y a mon chemin que je partage avec vous tout aussi volontiers que je vous donne les coordonnées de Nadège de ses fleurs et de son panier. 

Je reviendrai tant que le pois de senteur sera en fleur et que la violette se fera coquette. Je reviendrai m'assoir au Mont BART.

"Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges" écrivait Khalil Gibran.

Babeth

Rencontre imaginaire avec Fernand Léger

Rencontre imaginaire avec Fernand Léger
En période de confinement Covid 19, un habitant d'Audincourt vous emmène à la rencontre de Fernand Léger. Un texte fiction qui rejoint la réalité et vous invite à la découverte de l'église du Sacré-Cœur et des vitraux du célèbre artiste.

Les rues sont vides, la ville silencieuse, presque léthargique. Habitant à quelques centaines de mètres de l’église du Sacré-Cœur, j’utilise cette heure quotidienne de déplacement dérogatoire pour photographier quelques vitraux et prendre un bain de lumière si ressourçant pendant cette étrange parenthèse due à la pandémie.
A l’intérieur du bâtiment, j’aperçois un homme d’un certain âge, qui avance lentement dans la travée centrale. Il se retourne et me salue. Je suis surpris de le reconnaître, carrure solide de paysan normand, visage énergique…

Maxime : Monsieur Léger, vous ici ? Quel étonnement et quelle joie de vous rencontrer !
Mais que faites-vous là ?

Fernand LEGER : Oh, je voulais revoir encore une fois cet espace ; il est « habité », n’est-ce pas ? Cette couronne de lumière !…
Mais qu’est devenue votre ville industrielle depuis 70 ans ? Est-ce que mes vitraux sont en résonance avec votre monde en ce début de XXIe siècle ?

Maxime : Eh bien, voilà... nos habitants, comme notre pays et le monde entier lui-même, sont en plein questionnement sur leur devenir. Face à un désastre écologique imminent, fragilisés par une pandémie, nos systèmes économiques et sociaux sont en profonde crise. La vie sur notre planète semble menacée.
Oui, l’heure est probablement arrivée d’une grande mutation.
Mais j’aurais, moi aussi, tellement de questions à vous poser ! Dites-moi, qu’est-ce qui a structuré votre projet à Audincourt, en 1950 ?

Fernand LEGER : Je dirais tout simplement : les lignes, les formes et les couleurs ; ce sont les outils essentiels et la matière première du peintre. Et ces qualités ont influencé toute ma production artistique.
Regardez ici, sur le bandeau de vitraux qui court sous le plafond : les traits continus noirs et d’épaisseurs différentes -les lignes-, les objets représentés… une feuille, un dé, une coupe -les formes-, et les plages de couleurs pures m’ont permis d’animer l’espace.
Mais en fait, c’est l’ami Dominicain Pierre Marie-Alain Couturier qui m’a embarqué dans l’histoire. Il avait compris ma recherche plastique, proche de l’abstraction, et les essais de déploiement mural de mes créations.
Il faut dire aussi que Couturier était en bagarre avec ses confrères au sujet du renouvellement de l’art offert aux Catholiques… Il voulait que l’art sacré s’ouvre à la modernité industrielle… qu’il soit au diapason de son temps.
Nous nous sommes rencontrés pendant la guerre aux USA, à l’Institut Français d’Art Moderne. C’était à New-York. Et nous étions faits pour nous entendre.

Maxime : Mais… pourquoi Audincourt ?

Fernand LEGER : Eh bien, ça a du sens.
Je rêvais de réaliser une grande fresque que j’avais appelée « Les constructeurs » pour les travailleurs de Renault. Les militants CGT et des ouvriers ne l’ont pas comprise… le projet a été refusé. Le cœur à gauche, j’ai accompagné le Parti Communiste en 1945. Et je voulais résolument donner à mon art un rôle social, compréhensible et utile au peuple ouvrier.
Mais j’ai toujours refusé l’endoctrinement esthétique. Je suis un créateur libre !
Et puis, Couturier et moi… nos années étaient comptées. Nous sentions que nous accomplissions une belle œuvre. Lui, blessé comme moi à la grande Guerre et en mauvaise santé, donnait toutes ses forces pour cette liberté artistique assumée au cœur de l’Église catholique. Moi, j’avais 69 ans, j’expérimentais pour la première fois les dalles de verre pour réaliser mes compositions.

Eglise du Sacré-Coeur à Audincourt
Eglise du Sacré-Coeur à Audincourt (extérieur)
Vitrail église du Sacré-Coeur à Audincourt
Eglise du Sacré-Coeur à Audincourt
Baptistère de l'église du Sacré-Coeur à Audincourt
Vitrail église du Sacré-Coeur à Audincourt
Choeur église Sacré-Coeur Audincourt

Maxime : Ah, c’est à cause de ça, la lumière ?

Fernand LEGER : La lumière et la couleur…
La couleur est une nécessité vitale. C’est une matière première indispensable à la vie, comme l’eau et le feu.
Après le désastre des deux guerres, après ce goût de cendre et de désolation… dans cette grisaille, il fallait que les artistes soient à la hauteur, que leur art s’adresse à chacun et soit capable de réenchanter le réel !

Maxime : Mais, on ne voit pas de visages dans vos motifs…

Fernand LEGER : Pas besoin.
J’ai choisi des signes simples, accessibles : des oiseaux, un arbre, des feuilles, des nuages, une main, et les cordes, la roue, une échelle, des outils … le quotidien des travailleurs. Je me sentais artisan d’un monde nouveau… ce monde qui aujourd’hui se présente à vous. N’est-ce pas ?

Maxime : Oui, un monde encore flou et fiévreux… que je voudrais plus humain, paisible, ouvert… généreux, vivant. D’ailleurs, je vous l’avoue… je suis hypnotisé… par votre vitrail central aux cinq soleils, sur fond bleu encadré de rouge. J’ai l’impression qu’il m’aspire. Et, comme on passerait à travers une fenêtre, qu’il cherche à me faire entrer dans un autre espace… une sorte d’ouverture sur l’Univers. C’est très troublant…

Fernand LEGER : J’éprouve moi-même une grande émotion face à l’imposante mosaïque de l’ami Bazaine. Il n’a pas hésité à se confronter à la problématique de la matière, avec ses milliers de tesselles.
Quelle énergie déployée sur cette façade, et quel foisonnement ! Je me souviens, Jean disait « l’art ne conclut jamais, car il procède de l’incertitude ». Bazaine était un chercheur de sens… Les gens l’ont critiqué… Mais, j’ai aimé travailler en collaboration avec lui et Couturier qui l’encourageait, et Jean Barillet -ce formidable maître verrier-, et aussi avec Maurice Novarina qui nous laissait toute liberté de création !

Maxime : Ah, mon heure de sortie arrive à son terme. Vous reverrai-je ?

Fernand LEGER : Certainement… Regardez la tapisserie en face de nous : les gerbes de blé, le raisin, les poissons… tout comme la puissance des couleurs des vitraux, sont une promesse d’abondance de vie.
Pour moi la vie simple, concrète, belle, généreuse, a marqué tout mon art. Mes racines sont agricoles, savez-vous ? Mon père vendait les bovins...
Cette tapisserie… pourrait toucher de très près la réalité de demain, du moins je crois. Une société sans frénésie, posée, respectueuse… sachant vivre naturellement dans le Beau, sobrement. Voilà qui pourrait apporter des réponses à votre question d’une société à réinventer !
Alors, bien sûr nous nous retrouverons : dans cette tapisserie, dans les jeux de couleurs et la lumière diffusée par les vitraux !
Ils seront là aussi avec moi les amis : Jean Bazaine, Couturier, Maurice Novarina, Le Moal … Etienne-Martin !

François NAGELEISEN

> Eglise du Sacré-Coeur, rue du Pauvrement à Audincourt.

En 2022 ouverture sur demande, contacter le 09.67.10.40.46 avant votre visite.

En été des permanences sont mises en place les après-midi de fin de semaine, informations à venir.

Ça swing au golf de Prunevelle !

Ça swing au golf de Prunevelle !
Ça swing au golf de Prunevelle !
Suivez Déborah qui a décidé de mettre du green dans sa journée et de la terminer par un swing…

Par une chaude journée d’été, à la sortie du travail, je file pour une partie de golf à Dampierre-sur-le-Doubs. Et quel golf ! Créé en 1929 par la famille Peugeot, le golf de Prunevelle, qui en garde la marque sur son logo, profite d’un environnement préservé et arboré sur les hauteurs de Berche avec un magnifique panorama sur les montagnes voisines. Il faut traverser une forêt pour y arriver, le golf se présente alors comme une très belle clairière idéale pour les amoureux de nature.

Il est 18h, il fait encore 29 degrés, la partie s’annonce donc chaude … casquette, lunettes de soleil et crème solaire, me voilà engagé pour un 9 trous, bien assez par cette température !

Trou n°1 à découvert, très agréable, je poursuis … je cherche le départ du 2. Personne derrière, je m’arrête faire quelques photos. Au numéro 3, je profite enfin de la fraicheur des arbres, heureusement car il y a de la longueur. Mais quel calme ! Le chant des oiseaux comme compagnon de jeu et la détente est garantie.

Arrivé au trou n°5 et surtout au 6, il y a des fosses en guise d’obstacles. Celle du 6 est particulièrement spectaculaire… forcément la balle y va droit dedans et, une fois à l’intérieur, je ne vois plus que la cime des arbres, c’est dire le dénivelé !

Il n’y a pas de pièce d’eau sur le parcours mais sa variété et sa complexité suffisent. Le terrain vaste et très bien entretenu a du relief. Les greens sont de qualité et, méfiance, pas toujours si faciles !

Trou n°7, distance courte mais terrain miné de bunkers à l’approche du drapeau … et paf dedans ! sortie sans difficulté et Par. Je profite de l’ombre pour faire une pause, histoire de m’hydrater.

Arrive le dernier trou, je n’ai pas vu le temps passé ! Mais pas le temps de s’ennuyer ou de rêvasser, je termine sur une belle longueur de 330m et vise le club house ! L’objectif est fixé : le « chose » … je m’imagine déjà le savourer sur la terrasse ombragée du golf ! Un verre bien sûr largement mérité… que serait le golf sans cela ?

Je termine dégoulinante mais j’aurais bien poursuivi jusqu’au 18. C’est sûr, je reviendrai et ferai découvrir le terrain à mes amis golfeurs normands… mais avec une température beaucoup plus supportable et en faisant une pause au restaurant.

Déborah, golfeuse amatrice et épicurienne

> Golf de Prunevelle, Ferme les Petits Bans à Dampierre-sur-le-Doubs. Tél. 03 81 98 11 77

Une journée dans les arbres à Acroland à Montenois

Une journée dans les arbres à Acroland à Montenois
Une journée dans les arbres à Acroland à Montenois
Morgane et Caroline sont parties en balade à Montenois pour tester l’accrobranche… Retour sur expérience et frissons garantis…

Acroland se trouve à 15km de Montbéliard. Nous partons pour la journée car nous avons plein de choses à découvrir. Il y a 10 parcours accrobranche, une fun box, un mini-golf, un sentier d’interprétation et un snack.

Nous arrivons à 10h et sommes accueillies par Jordan qui nous demande de nous désinfecter les mains et nous équipe pour commencer l’aventure par l’accrobranche. Cela fait quelques années que nous n’en avons pas fait. Après un petit rappel d’utilisation du matériel, nous commençons donc par une facile et obligatoire, le parcours jaune.

Tous les parcours disposent d’un nouveau système de sécurité, le « zaza ». Plus question de détacher les mousquetons un par un et de faire attention d’être toujours accroché puisque là, vous êtes attaché du début à la fin du parcours. Il suffit de faire coulisser le « zaza » à chaque étape. Ainsi, on se sent beaucoup plus en sécurité et c’est très intuitif.
Nous continuons et enchaînons les différents niveaux de difficultés de parcours. Il en existe 10 : jaune (très facile), vert, vert +, bleu, bleu +, rouge, rouge +, marron, noir et noir+.  Nous avons choisi de tester le jaune, la verte +, bleu +, rouge + et marron.

Nous terminons par la force « marron ». Nous sommes équipées en plus de notre baudrier et de nos mousquetons d’un talky walky, ce qui nous a fait prendre conscience que nous allions sans doute jouer dans une autre catégorie… En effet, ce parcours est de loin le plus physique et le plus challengeant que nous avons testé. Nous avons adoré ! Certaines étapes critiques nous ont permis de nous dépasser et d’évaluer le niveau.
Bon, qu’on se le dise, le parcours est d’un niveau supérieur et nous constatons vraiment la différence avec les précédentes ! Nous nous sommes surpassées et jamais nous l’aurions fait seules : le soutien de l’une pour l’autre a aidé à faire le parcours en entier et nous rendre fières de nous-mêmes !

Pour terminer, une grande tyrolienne nous attend, elle nous projette à grande vitesse dans le filet en face et c’est un vrai shoot d’adrénaline. À bout de force, nous nous extirpons de ce maillage. Morgane est resté coincé dans le filet, c’est grâce au talky walky que nous avons pu appeler Jordan qui est venu à sa rescousse en moins de deux minutes.

Après l’effort, le réconfort, Acroland Montenois dispose aussi d’un coin snack ou nous avons pu nous restaurer et nous reposer avant de repartir pour le mini-golf.
Le mini-golf se situe au cœur du parc sous les câbles des grimpeurs. Il se compose de 18 trous qui vous permet d’évoluer tranquillement dans le parc.

Bref, nous avons adoré notre journée à Acroland Montenois ! Pour passer un moment en famille, entre amis ou pour un anniversaire c’est le lieu idéal. On peut même réserver l’accrobranche nocturne suivi d’un barbecue. Nous reviendrons c’est sûr ! Et merci à l’équipe d’Acroland Montenois de nous avoir si bien reçu.
En prime, en repartant, nous avons eu la chance de voir depuis Montenois de magnifiques paysages avec vues sur le Lomont d’un côté et les Vosges de l’autre… Une belle façon de clôturer cette belle journée.

Caroline et Morgane, testeuses de pépites locales à l'Office de Tourisme

> Acroland, 106 rue de Lougres à Montenois. Tél. 03 81 93 14 53 / 06 19 17 57 23