Couleur violette sur le Mont-Bart

Corydale creuse et sa bractée©Babeth
Couleur violette sur le Mont-Bart
Il y a peu, Babeth a repris ses balades et sa plume pour nous offrir le récit de sa promenade fleurie du côté du fort du Mont-Bart à Bavans. En avant pour la cueillette !

J'ai en moi ce regret de vous avoir abandonnés, obligée de rédiger des mots bien moins doux que ceux qu'à l'instant j'écris pour vous.

Je reprends liberté et plume. Je retrouve mon vieux compagnon, Monsieur Canon qui n'en pouvait plus de m'attendre. Nous voici donc partis, bras-dessus, sangle dessous avec une irrésistible envie de sous-bois au fond de mon cœur et pour lui un seul objectif (!) des fleurs !

Je lui promets des campenottes... mais... tête de linotte, il est trop tard. Qu'importe. J'aime ce petit sentier caillouteux qui serpente en pente douce parsemé de rochers, de mousse et de ronces. Tiens une fauvette grisette... déjà ? La belle saison est donc bien là. Petite et querelleuse, la mésange bleue, rondelette et guillerette est trop rapide pour moi, je ne la poursuivrai pas.

Il est des instants qui se posent en douceur en nous, sur nos âmes et nos cœurs. Il est des secondes d'une grâce immobile. Ce moment précieux, mon sentier me l'a offert comme l'aurait fait un amoureux. La forêt s'est faite estampe avec ce vert tendre des feuilles naissantes, comme un flou d'arrière-plan. Et en dessous, en confidence, des ponctuations de couleurs... Vif et alerte mais rempli de pudeur : le poids de senteur. Peut-être se fait-il discret pour ne pas déranger des milliers de violettes...  Et comme un nuage qui passe... leurs parfums emmêlés en un élixir de vie.

Je ne suis pas sur les coteaux de Grasse mais bien au Mont-Bart. Et il vient joliment de déposer en moi la révérence du printemps.

Violette©Babeth
Le panier de Nadège©Babeth
Pois de senteur©Babeth
Violette©Babeth

S'asseoir, ne plus penser qu'au merveilleux chatouillement du parfum de ces minuscules fleurs. Fredonner en pensant à nos grands-mères : " l'amour est un bouquet de violettes, l'amour est plus doux que ces fleurettes, quand le bonheur en passant vous fait signe et s'arrête, il faut lui tendre la main sans attendre à demain... L'amour est un bouquet de violettes...". Le bonheur est passé, il m’a fait signe et je me suis arrêtée sur mon petit sentier. J'ai suspendu le temps... le temps d’humer à m'enivrer !

Un shoot à la violette ! Mais il y a plus original. Mon petit chemin allait m'offrir encore une belle rencontre, avec une belle personne cette fois. Une dame souriante portant un joli panier d'osier tout rempli de... vous l’avez deviné ... violettes ! Pas banal. Nadège de son prénom... Nadège et sa passion des fleurs et des plantes. Elle allait gentiment m'apprendre le nom d'une autre belle du sous-bois : la corydale... vénéneuse attention... Nadège sait tout cela. Si vous désirez la suivre et apprendre à connaître la beauté des plantes, leurs dangerosités et surtout leurs bienfaits, elle vous emmènera sur mon petit sentier de ci, de là en vous expliquant chaque chose durant des randonnées de découverte. Sa voix est douce et reflète une bien belle passion. Connaître les fleurs, mieux les aimer ; connaitre les plantes, mieux se soigner. Découvrez son atelier des plantes sauvages

Mon chemin partagé avec Nadège et son panier de violettes. Un souvenir que je ne suis pas prête d'oublier.

Alors si vous aimez les fleurs... il y a mon chemin que je partage avec vous tout aussi volontiers que je vous donne les coordonnées de Nadège de ses fleurs et de son panier. 

Je reviendrai tant que le pois de senteur sera en fleur et que la violette se fera coquette. Je reviendrai m'assoir au Mont BART.

"Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges" écrivait Khalil Gibran.

Babeth

Rencontre imaginaire avec Fernand Léger

Rencontre imaginaire avec Fernand Léger
En période de confinement Covid 19, un habitant d'Audincourt vous emmène à la rencontre de Fernand Léger. Un texte fiction qui rejoint la réalité et vous invite à la découverte de l'église du Sacré-Cœur et des vitraux du célèbre artiste.

Les rues sont vides, la ville silencieuse, presque léthargique. Habitant à quelques centaines de mètres de l’église du Sacré-Cœur, j’utilise cette heure quotidienne de déplacement dérogatoire pour photographier quelques vitraux et prendre un bain de lumière si ressourçant pendant cette étrange parenthèse due à la pandémie.
A l’intérieur du bâtiment, j’aperçois un homme d’un certain âge, qui avance lentement dans la travée centrale. Il se retourne et me salue. Je suis surpris de le reconnaître, carrure solide de paysan normand, visage énergique…

Maxime : Monsieur Léger, vous ici ? Quel étonnement et quelle joie de vous rencontrer !
Mais que faites-vous là ?

Fernand LEGER : Oh, je voulais revoir encore une fois cet espace ; il est « habité », n’est-ce pas ? Cette couronne de lumière !…
Mais qu’est devenue votre ville industrielle depuis 70 ans ? Est-ce que mes vitraux sont en résonance avec votre monde en ce début de XXIe siècle ?

Maxime : Eh bien, voilà... nos habitants, comme notre pays et le monde entier lui-même, sont en plein questionnement sur leur devenir. Face à un désastre écologique imminent, fragilisés par une pandémie, nos systèmes économiques et sociaux sont en profonde crise. La vie sur notre planète semble menacée.
Oui, l’heure est probablement arrivée d’une grande mutation.
Mais j’aurais, moi aussi, tellement de questions à vous poser ! Dites-moi, qu’est-ce qui a structuré votre projet à Audincourt, en 1950 ?

Fernand LEGER : Je dirais tout simplement : les lignes, les formes et les couleurs ; ce sont les outils essentiels et la matière première du peintre. Et ces qualités ont influencé toute ma production artistique.
Regardez ici, sur le bandeau de vitraux qui court sous le plafond : les traits continus noirs et d’épaisseurs différentes -les lignes-, les objets représentés… une feuille, un dé, une coupe -les formes-, et les plages de couleurs pures m’ont permis d’animer l’espace.
Mais en fait, c’est l’ami Dominicain Pierre Marie-Alain Couturier qui m’a embarqué dans l’histoire. Il avait compris ma recherche plastique, proche de l’abstraction, et les essais de déploiement mural de mes créations.
Il faut dire aussi que Couturier était en bagarre avec ses confrères au sujet du renouvellement de l’art offert aux Catholiques… Il voulait que l’art sacré s’ouvre à la modernité industrielle… qu’il soit au diapason de son temps.
Nous nous sommes rencontrés pendant la guerre aux USA, à l’Institut Français d’Art Moderne. C’était à New-York. Et nous étions faits pour nous entendre.

Maxime : Mais… pourquoi Audincourt ?

Fernand LEGER : Eh bien, ça a du sens.
Je rêvais de réaliser une grande fresque que j’avais appelée « Les constructeurs » pour les travailleurs de Renault. Les militants CGT et des ouvriers ne l’ont pas comprise… le projet a été refusé. Le cœur à gauche, j’ai accompagné le Parti Communiste en 1945. Et je voulais résolument donner à mon art un rôle social, compréhensible et utile au peuple ouvrier.
Mais j’ai toujours refusé l’endoctrinement esthétique. Je suis un créateur libre !
Et puis, Couturier et moi… nos années étaient comptées. Nous sentions que nous accomplissions une belle œuvre. Lui, blessé comme moi à la grande Guerre et en mauvaise santé, donnait toutes ses forces pour cette liberté artistique assumée au cœur de l’Église catholique. Moi, j’avais 69 ans, j’expérimentais pour la première fois les dalles de verre pour réaliser mes compositions.

Eglise du Sacré-Coeur à Audincourt
Eglise du Sacré-Coeur à Audincourt (extérieur)
Vitrail église du Sacré-Coeur à Audincourt
Eglise du Sacré-Coeur à Audincourt
Baptistère de l'église du Sacré-Coeur à Audincourt
Vitrail église du Sacré-Coeur à Audincourt
Choeur église Sacré-Coeur Audincourt

Maxime : Ah, c’est à cause de ça, la lumière ?

Fernand LEGER : La lumière et la couleur…
La couleur est une nécessité vitale. C’est une matière première indispensable à la vie, comme l’eau et le feu.
Après le désastre des deux guerres, après ce goût de cendre et de désolation… dans cette grisaille, il fallait que les artistes soient à la hauteur, que leur art s’adresse à chacun et soit capable de réenchanter le réel !

Maxime : Mais, on ne voit pas de visages dans vos motifs…

Fernand LEGER : Pas besoin.
J’ai choisi des signes simples, accessibles : des oiseaux, un arbre, des feuilles, des nuages, une main, et les cordes, la roue, une échelle, des outils … le quotidien des travailleurs. Je me sentais artisan d’un monde nouveau… ce monde qui aujourd’hui se présente à vous. N’est-ce pas ?

Maxime : Oui, un monde encore flou et fiévreux… que je voudrais plus humain, paisible, ouvert… généreux, vivant. D’ailleurs, je vous l’avoue… je suis hypnotisé… par votre vitrail central aux cinq soleils, sur fond bleu encadré de rouge. J’ai l’impression qu’il m’aspire. Et, comme on passerait à travers une fenêtre, qu’il cherche à me faire entrer dans un autre espace… une sorte d’ouverture sur l’Univers. C’est très troublant…

Fernand LEGER : J’éprouve moi-même une grande émotion face à l’imposante mosaïque de l’ami Bazaine. Il n’a pas hésité à se confronter à la problématique de la matière, avec ses milliers de tesselles.
Quelle énergie déployée sur cette façade, et quel foisonnement ! Je me souviens, Jean disait « l’art ne conclut jamais, car il procède de l’incertitude ». Bazaine était un chercheur de sens… Les gens l’ont critiqué… Mais, j’ai aimé travailler en collaboration avec lui et Couturier qui l’encourageait, et Jean Barillet -ce formidable maître verrier-, et aussi avec Maurice Novarina qui nous laissait toute liberté de création !

Maxime : Ah, mon heure de sortie arrive à son terme. Vous reverrai-je ?

Fernand LEGER : Certainement… Regardez la tapisserie en face de nous : les gerbes de blé, le raisin, les poissons… tout comme la puissance des couleurs des vitraux, sont une promesse d’abondance de vie.
Pour moi la vie simple, concrète, belle, généreuse, a marqué tout mon art. Mes racines sont agricoles, savez-vous ? Mon père vendait les bovins...
Cette tapisserie… pourrait toucher de très près la réalité de demain, du moins je crois. Une société sans frénésie, posée, respectueuse… sachant vivre naturellement dans le Beau, sobrement. Voilà qui pourrait apporter des réponses à votre question d’une société à réinventer !
Alors, bien sûr nous nous retrouverons : dans cette tapisserie, dans les jeux de couleurs et la lumière diffusée par les vitraux !
Ils seront là aussi avec moi les amis : Jean Bazaine, Couturier, Maurice Novarina, Le Moal … Etienne-Martin !

François NAGELEISEN

> Eglise du Sacré-Coeur, rue du Pauvrement à Audincourt. Ouvert tous les jours sauf offices religieux. Entrée libre.

Ça swing au golf de Prunevelle !

Ça swing au golf de Prunevelle !
Ça swing au golf de Prunevelle !
Suivez Déborah qui a décidé de mettre du green dans sa journée et de la terminer par un swing…

Par une chaude journée d’été, à la sortie du travail, je file pour une partie de golf à Dampierre-sur-le-Doubs. Et quel golf ! Créé en 1929 par la famille Peugeot, le golf de Prunevelle, qui en garde la marque sur son logo, profite d’un environnement préservé et arboré sur les hauteurs de Berche avec un magnifique panorama sur les montagnes voisines. Il faut traverser une forêt pour y arriver, le golf se présente alors comme une très belle clairière idéale pour les amoureux de nature.

Il est 18h, il fait encore 29 degrés, la partie s’annonce donc chaude … casquette, lunettes de soleil et crème solaire, me voilà engagé pour un 9 trous, bien assez par cette température !

Trou n°1 à découvert, très agréable, je poursuis … je cherche le départ du 2. Personne derrière, je m’arrête faire quelques photos. Au numéro 3, je profite enfin de la fraicheur des arbres, heureusement car il y a de la longueur. Mais quel calme ! Le chant des oiseaux comme compagnon de jeu et la détente est garantie.

Arrivé au trou n°5 et surtout au 6, il y a des fosses en guise d’obstacles. Celle du 6 est particulièrement spectaculaire… forcément la balle y va droit dedans et, une fois à l’intérieur, je ne vois plus que la cime des arbres, c’est dire le dénivelé !

Il n’y a pas de pièce d’eau sur le parcours mais sa variété et sa complexité suffisent. Le terrain vaste et très bien entretenu a du relief. Les greens sont de qualité et, méfiance, pas toujours si faciles !

Trou n°7, distance courte mais terrain miné de bunkers à l’approche du drapeau … et paf dedans ! sortie sans difficulté et Par. Je profite de l’ombre pour faire une pause, histoire de m’hydrater.

Arrive le dernier trou, je n’ai pas vu le temps passé ! Mais pas le temps de s’ennuyer ou de rêvasser, je termine sur une belle longueur de 330m et vise le club house ! L’objectif est fixé : le « chose » … je m’imagine déjà le savourer sur la terrasse ombragée du golf ! Un verre bien sûr largement mérité… que serait le golf sans cela ?

Je termine dégoulinante mais j’aurais bien poursuivi jusqu’au 18. C’est sûr, je reviendrai et ferai découvrir le terrain à mes amis golfeurs normands… mais avec une température beaucoup plus supportable et en faisant une pause au restaurant.

Déborah, golfeuse amatrice et épicurienne

> Golf de Prunevelle, Ferme les Petits Bans à Dampierre-sur-le-Doubs. Tél. 03 81 98 11 77

Une journée dans les arbres à Acroland à Montenois

Une journée dans les arbres à Acroland à Montenois
Une journée dans les arbres à Acroland à Montenois
Morgane et Caroline sont parties en balade à Montenois pour tester l’accrobranche… Retour sur expérience et frissons garantis…

Acroland se trouve à 15km de Montbéliard. Nous partons pour la journée car nous avons plein de choses à découvrir. Il y a 10 parcours accrobranche, une fun box, un mini-golf, un sentier d’interprétation et un snack.

Nous arrivons à 10h et sommes accueillies par Jordan qui nous demande de nous désinfecter les mains et nous équipe pour commencer l’aventure par l’accrobranche. Cela fait quelques années que nous n’en avons pas fait. Après un petit rappel d’utilisation du matériel, nous commençons donc par une facile et obligatoire, le parcours jaune.

Tous les parcours disposent d’un nouveau système de sécurité, le « zaza ». Plus question de détacher les mousquetons un par un et de faire attention d’être toujours accroché puisque là, vous êtes attaché du début à la fin du parcours. Il suffit de faire coulisser le « zaza » à chaque étape. Ainsi, on se sent beaucoup plus en sécurité et c’est très intuitif.
Nous continuons et enchaînons les différents niveaux de difficultés de parcours. Il en existe 10 : jaune (très facile), vert, vert +, bleu, bleu +, rouge, rouge +, marron, noir et noir+.  Nous avons choisi de tester le jaune, la verte +, bleu +, rouge + et marron.

Nous terminons par la force « marron ». Nous sommes équipées en plus de notre baudrier et de nos mousquetons d’un talky walky, ce qui nous a fait prendre conscience que nous allions sans doute jouer dans une autre catégorie… En effet, ce parcours est de loin le plus physique et le plus challengeant que nous avons testé. Nous avons adoré ! Certaines étapes critiques nous ont permis de nous dépasser et d’évaluer le niveau.
Bon, qu’on se le dise, le parcours est d’un niveau supérieur et nous constatons vraiment la différence avec les précédentes ! Nous nous sommes surpassées et jamais nous l’aurions fait seules : le soutien de l’une pour l’autre a aidé à faire le parcours en entier et nous rendre fières de nous-mêmes !

Pour terminer, une grande tyrolienne nous attend, elle nous projette à grande vitesse dans le filet en face et c’est un vrai shoot d’adrénaline. À bout de force, nous nous extirpons de ce maillage. Morgane est resté coincé dans le filet, c’est grâce au talky walky que nous avons pu appeler Jordan qui est venu à sa rescousse en moins de deux minutes.

Après l’effort, le réconfort, Acroland Montenois dispose aussi d’un coin snack ou nous avons pu nous restaurer et nous reposer avant de repartir pour le mini-golf.
Le mini-golf se situe au cœur du parc sous les câbles des grimpeurs. Il se compose de 18 trous qui vous permet d’évoluer tranquillement dans le parc.

Bref, nous avons adoré notre journée à Acroland Montenois ! Pour passer un moment en famille, entre amis ou pour un anniversaire c’est le lieu idéal. On peut même réserver l’accrobranche nocturne suivi d’un barbecue. Nous reviendrons c’est sûr ! Et merci à l’équipe d’Acroland Montenois de nous avoir si bien reçu.
En prime, en repartant, nous avons eu la chance de voir depuis Montenois de magnifiques paysages avec vues sur le Lomont d’un côté et les Vosges de l’autre… Une belle façon de clôturer cette belle journée.

Caroline et Morgane, testeuses de pépites locales à l'Office de Tourisme

> Acroland, 106 rue de Lougres à Montenois. Tél. 03 81 93 14 53 / 06 19 17 57 23

 

Balade nature à Vandoncourt

Balade nature à Vandoncourt
Balade nature à Vandoncourt
Je suis Joëlle, photographe autodidacte, je vous emmène à Vandoncourt, charmant petit village situé à côté de Dasles, pas loin de Beaucourt, et tout près d'Hérimoncourt dans le Pays de Montbéliard. Allez ! Suivez-moi !

J'aime me promener dans la campagne du côté à Vandoncourt, sans oublier mon Nikon, bien sûr... Le printemps est pour moi la plus belle saison pour immortaliser ces paysages splendides, ces champs jaunes et or de colza, de blé, ou encore d'avoine... Ces forêts verdoyantes, ces petits chemins serpentant dans les prairies, et surtout, ces vieux fruitiers en fleurs...

D’ailleurs saviez-vous que Vandoncourt est surtout connue pour la « damassine » ? c’est une variété de prune bleue (excellente en tarte) cultivée sur la commune et qui a donné son nom à la Maison de la nature et des vergers. Quant aux habitants, ils se nomment les « damas ».

Je préfère la vue lorsqu'on arrive par Hérimoncourt, le Grammont... On monte un peu et bientôt, les champs à perte de vue s'offrent au regard... Puis, à l'horizon, on aperçoit bientôt les toits du village... Garez votre voiture et promenez-vous dans ces charmants petits chemins au milieu des fleurs et des cultures... Vous ne le regretterez pas, surtout si vous avez un chien et un appareil photo !!! Et si vous n'avez ni l'un, ni l'autre... qu'importe... vos yeux suffiront !!!

 

Après votre balade au milieu des champs, faites un saut dans le village. Vandoncourt est labellisé Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté qui valorise les patrimoines bâtis et paysagers.

En flanant dans les rues, on peut admirer le temple (reconstruit en 1769), la maison forte, des maisons anciennes. Sans oublier le pont Sarrazin : c'est une des principales curiosités du village, un pont de pierre au milieu de la forêt dont l'apparition fait l'objet d'une intéressante légende : « il n'y avait pas de pont avant les raids sarrasins lors du Moyen Age tardif. Lors d'un de ces raids sur le village, une jeune femme tente d'échapper aux Sarrasins mais elle se retrouve coincée en haut de falaises. Préférant la mort à la captivité, elle se jette dans le vide, mais Dieu crée un pont de pierre sous ses pieds, tandis que ses poursuivants sont précipités dans le vide ».

Alors vous êtes tenté ? Peut-être que nous aurons le plaisir de vous rencontrer sur ces chemins.

 

Joëlle, fan de photos et de nature

Le coup de coeur de Babeth

Le coup de coeur de Babeth
Le coup de coeur de Babeth
Je ne suis pas originaire de l'Est mais du Nord. " Tout ça n'vaut pas un clair de lune à Maubeuge"... ça vous parle ? Je viens de poser mes bagages dans le Pays de Montbéliard et de prendre en plein cœur sa verdure et ses rondeurs. De prendre en plein cœur ses villes et villages, ses fontaines et lavoirs, ses clochers et clochetons. De prendre en plein cœur une église à nulle autre pareille, belle comme un lever de soleil... " Tout ça n' vaut pas "... à Sochaux, je vous emmène visiter l'Eglise Sainte-Croix...

Mettez vos traces dans les miennes pour cette première ballade en ma compagnie et si le cœur vous en dit ... nous voilà partis. Et si cela vous plait ... je reviendrai.

Je vous laisse m' imaginer en voiture sur un boulevard, un immeuble couleur sable au design original, regard accroché, une réflexion suivie d'un demi-tour instantané pour revoir... et là... sur sa façade... une croix gigantesque... pas un immeuble mais une église !! Et voici, en un instant... mes yeux qui s'écarquillent et mon cœur qui s'emballe...mon cœur accroché, pour la première fois de toute ma vie par... un rectangle !
Où peut bien être le clocher ? Quelle silhouette extra-ordinaire ! Une église urbaine et assez contemporaine, c'était l' évidence. Mais quel imaginaire de génie pouvait lui avoir donné la vie ?

Mais laissez-moi vous présenter son batisseur... Marcel LODS (1891-1978) : architecte des bâtiments civils et des palais nationaux de renom, disciple de Le Corbusier. De 1940 à1944, ils ont tous deux fait partie de l'Association pour une Rénovation Architecturale. Marcel LODS a pensé et réalisé, entre autres: la Cité de la Muette à Drancy , l'Ecole de plein air de Suresnes destinée aux enfants malades. Passionné de photos, il a réalisé des clichés aériens de ses œuvres. Avant-gardiste, il avait l' espoir que le progrès technique serait source de bien être et de perfection. "Le bâtiment de demain se fera en usine" disait-il.

Il a réalisé l 'Eglise Sainte Croix de Sochaux en 1951-1957. Pas de clocher, pas de cloche mais un système ingénieux pour la faire quand même résonner jusqu'au ciel ! Des portiques en béton pré-fabriqué pour une église sans aucun pilier et donc ouvrir l' espace. Des plaques de revêtement en paille compressée et béton pour une acoustique sans réverbération. Il a dessiné le mobilier et confié à Jean-Luc Perrot (1926-1995) le dessin des vitraux. Un mur de lumière, une première en France, exceptionnel en des dalles de verre de plus de 3 cm d'épaisseur mesurant parfois jusqu'à 2 m de haut pour certaines. Des vitraux... sortis tout droit des Fonderies de Boussois.

Devant tant de beauté, je me laisse aller à la poésie...

"Boussois ... Me voici donc chez moi !!  Le Nord qui s'invite sur mes pas ! Supplémentaire émoi.
Si je vous parle de la Meije et du Doigt de Dieu auréolés d'un lever de soleil sans cesse recommencé sur des neiges qui se rêvent éternelles. Si j' évoque l' océan à Saint-Pierre et Miquelon et son horizon de couchers de soleil en couchers de soleil enrubanné. ... Vous saurez. Vous imaginerez.
Maintenant, entrez doucement et humblement en cette nef, les yeux fermés. Placez-vous en son centre en oubliant l' aube trop douce, trop pastel. Ouvrez les yeux...
Voici, en une explosion de vie, toutes les aurores et tous crépuscules du monde en hyménée.
Un feu de camp, un feu de bois... un immense feu de JOIE.
La mélopée de l' orangé en une église diaphane. Une église palpitante d'une indicible flamboyance. Les fumerolles du verre en fusion et du magma.µ
Une église en éruption !
Une incandescence de vie, de volonté et d'enthousiasme. Une église ardente.
L'orbe dessiné au sein même de la verticalité. Le béton se fait obsidienne. Mon Dieu, que cette église est belle ! ... Belle comme une brocatelle.
En cet instant, je me dis que  " Les couleurs de la vie " de Lorraine Fouchet sont ici.
Et, tout en silence, pour moi seule, en l' intimité de mon esprit, je cite Victor Hugo: " C'est la vie, la vie pleine et entière, vraie, c'est le rayon de soleil, c'est le rayon du paradis. "

Sainte-Croix, tout simplement, colore l' instant. L'instant présent et tous ceux en devenir où je reviendrai me souvenir."

Babeth... un peu poète